Errance

décembre 1, 2010

Dom Juan serait pour moi la figure de l’instabilité, de l’errance aveuglée et convaincue jusqu’à la mort,  suggérant un renouveau. Une quête désespérée en proie à une liberté absolue. « Ce n’est pas par la satisfaction du désir que s’obtient la liberté, mais par la destruction du désir. » Epictète. Dom Juan brise, déconstruit, détruit son univers, afin de le comprendre, de l’interroger, le surpasser? Il s’en joue, le défie, le modèle et s’en empare. Je suis partie de l’idée d’un cheminement dans son intérieur, espace à la fois solide et fragile, qui petit à petit se décompose et laisse place à un vide chaotique qu’il ne parvient plus à maitriser. L’élément du sable me semblait intéressant pour évoquer cela mais aussi pour parler de multitude, d’abondance, de toutes ces femmes (valeurs,certitudes, origines..) qui lui ont glissé entre les doigts, dont il se sépare et qui pourtant font parties intégrante de son environnement… L’idée d’un château de sable: château fort, robuste en apparence cependant fragile et tourmenté à l’intérieur, qui au moindre refus,coup de vent se brise. Un espace ephémère, mouvant.. Pour finir je l’imagine aspiré par la matière. Comme si tout son univers disparaissait avec lui..Une image qui évoque le sablier, la chute éternelle du temps…

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