Théâtre Utipok 2011

mars 13, 2011

Exercice autour de la question de la place du spectateur.

Pôle Espaces scéniques // Option design // ESADS Strasbourg

Années 2/3 – Enseignant : JcLanquetin

LE PROCESSUS DE RECHERCHE ET LES PROJETS DES ÉTUDIANTS SONT VISIBLES LÀ >>>

http://utipok2011.tumblr.com/


Infidélités Don Juan – Le test de février-

janvier 30, 2011
Un événement polyforme du 7 au 12 février au CEAAC
7 rue de l’Abreuvoir. 67000 Strasbourg. tél 038825697
Les oeuvres d’art sont à considérer comme des ressources inépuisables plus que comme des objets identifiés à vénérer en l’état. Interroger les liens de « fidélité » qu’on peut établir avec une œuvre est aussi une façon de la maintenir vivante.
Dans certains champs de la création, « l’œuvre » est prise comme une matière malléable à interpréter pour produire des formes et des sens très divers. Voilà donc que la notion de « fidélité» peut être relativisée jusqu’à produire à partir d’un même noyau et selon les époques, des créations paradoxales voire contradictoires.
Depuis quelques mois, un groupe d’étudiants et enseignants de l’ESADS travaillent sur les notions d’interprétation, de traduction, d’appropriation, de reprise, remake, évolution, transposition, citation, remaniement, instrumentalisation, adaptation, … et pour rendre l’étude plus « concrète » ils se sont concentrés sur la figure d’un mythe majeur : celui de « Don Juan« .
Hors des salles des cours, dans cet Atelier Déplacé au CEAAC ils nous proposent partager des temps publics hautement sophistiqués :
Rencontres, « exposition d’un jour », « dîner spectacle », « opéra audiovisuel à trous », « projection-débat » et « fête de performances ».
Dans cette première étape publique du travail*, ils vont tester quelques formes diversifiés du rapport aux spectateurs et quelques liens entre arts numériques et arts scéniques.
À partir de l’archétype de Don Juan et de son corpus d’œuvres (en traversant Tirso de Molina, Molière, Da Ponte, Mozart, Peter Handke, Fragonard et bien d’autres) on va débattre autour l’instabilité d’une œuvre dans divers terrains d’expression (texte, musique, installation, film, peinture, mise en scène…).
Ici les notions de trahison, mensonge, simulation et simulacre seront sûrement au rendez-vous.
Vous êtes donc avertis!
*Deuxième étape publique :  Pôle Sud -sous réserve- (test de Mai), troisième étape CEAAC (test d’octobre), quatrième étape ESADS (rendu de novembre au sein du colloque Digital Art Conservation).
Fin 2011, le groupe de travail « traduira » à son tour l’ensemble de l’expérience en vue de la réalisation d’une publication mixte en 2012 (papier / DVD / Internet).
RENDEZ VOUS PUBLICS au CEAAC/Strasbourg
Mis à part le fait que lors du temps de l’atelier déplacé au CEAAC il sera possible un dialogue direct avec les participants à l’aventure (Du lundi 7 au vendredi 12 Février)…
Nb : Programme encore indicatif :
• Mardi 8 Février
18h-21h Des Maquettes pour Dom Juan de Molière / Rencontre autour des projets des étudiants années 2/3 Espaces Scéniques, option Design & Scénographie
• Mercredi 9 Février
18h-22h Infidelités Don Juan (Exposition et performances)
• Jeudi 10 Février
18h Triptyques Don Giovanni (Opéra à trous; série de projections et performances)
20h30 Dîner Spectacle : « Langue de Bœuf »
• Vendredi 11 fevrier
17h Congrès des infidélités (suite de conférences-rencontres).
20h Cabaret DJ (Don Juan)
20h Soirée thema_fragments www (projection d’extraits vidéo et débat)
Une proposition des étudiants des options Art (Hors Format) et Design (Scénographie) :
Dans le contexte des actes du Séminaire & ARC dirigé par Jean-Christophe Lanquetin, Francisco Ruiz de Infante et Pierre Mercier, avec la participation de Bruno Tackels et Eléonore Hellio

Revue Agon

janvier 30, 2011

http://w7.ens-lsh.fr/agon/index.php

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Je reprends ici le projet éditorial de la revue.

Paradoxalement peut-être – eu égard à son nom – la revue Agôn est née de la volonté de créer un espace de dialogue et de rencontre entre différentes pratiques et théories du théâtre. Point de face à face, ou de postures inconciliables, Agôn fait le pari du partage et de sa mise en jeu : dialogue des pratiques, d’abord, celles de la scène, celles qui se frottent au plateau, à l’espace et au corps, celles aussi qui se plongent dans le texte et dans la forme dramatique ; dialogue, ensuite, des horizons et des approches dans le croisement des champs d’étude et des disciplines ; dialogue enfin des histoires et des voix, avec pour ambition de faire se mêler des contributions et des entretiens, des articles et des pratiques, leurs échos et leurs retours.

Agôn se veut multiple, capable de porter, dans la diversité, un regard sur les arts de la scène et leurs pratiques ; une revue, capricieuse peut-être, susceptible de faire naître des créations comme des critiques. Car si Agôn fait le choix du dialogue, en privilégiant un mode de publication étiré, c’est aussi dans l’espoir de faire naître des réponses et des réparties. Loin de vouloir gommer les différences, la revue souhaite mener une réflexion sur ce que sont les arts de la scène et ce qu’ils peuvent aujourd’hui. Questions qu’il importe de se poser à l’heure de la mise en suspens de sa place dans la société et de la remise en question, plus générale, de tout ce qui serait susceptible de s’écarter des pratiques technicistes pour rejoindre le champ de l’art et de la culture.

Le projet est donc celui d’une parole ouverte, d’un lieu d’échanges et de réflexions, projet qui ne pouvait trouver son aboutissement que dans la forme virtuelle. Agôn a fait le choix d’un support exclusivement numérique pour prolonger ce qui pourra être le lieu d’une expérience collaborative. Car la forme électronique dessine cet espace pour une écriture et une réflexion en mouvement, qui se défait et se reforme sans cesse, perpétuellement nouvelle, reliée, multipliée.

Barbara Métais-Chastanier


Atlas… Un texte (début de texte à paraître) de Georges Didi Hubermann

décembre 19, 2010

A lire. Pour les diplômables, pour tous…

C’est un dispositif de recherche, c’est une méthodologie de mémoire… Etc.

http://www.artpress.com/Extrait-du-livre-Atlas-ou-le-gai-savoir-inquiet-de-Georges-Didi-Huberman,1.media?a=24607

C’est aussi une expo à Madrid :

http://www.museoreinasofia.es/exposiciones/actuales/atlas_en.html


Le Festin discontinu

décembre 9, 2010

Mon point de départ c’est d’enfermer Don Juan et tous les autres protagonistes dans une boîte. Pourquoi : pour qu’on les observe en milieu fermé, pour qu’on cherche à les comprendre de l’extérieur, sans impliquer directement sa propre expérience. Don Juan vit dans un autre monde, dont la logique nous est inconnue, dont la logique nous échappe. Poser cette pièce comme une énigme, afin d’échapper à une explication morale que l’on connait sans comprendre.

Mon objectif est donc d’introduire par la scénographie des incohérences : l’entrée d’un personnage sur le plateau ne coïncidant pas avec son annoncée ; utilisation des trappes pour l’entrée des personnages, ce qui crée des apparitions un peu mystérieuses et sombres ; utilisation du noir à chaque modification de l’espace ou apparition d’objets, afin de créer une autonomie de l’espace, qui en fait un monde un peu féérique. Mais c’est aussi d’introduire des indices de lecture, par exemple en créant, par la présence d’éléments sur scène, des références littérales au texte : de la fumée pour le tabac, qui enrobe dès le départ le texte d’opacité; présence de livres dans une bibliothèque (« vous parlez comme un livre »).

Indices utiles ou fausses pistes, moi même je ne sais pas encore. Ainsi le tombeau et la statue du commandeur en coquillage font-ils judicieusement référence à la mer dont il est question dans l’acte précédent? Ou sont-ils une porte sur l’absurde, l’étrange? En tout cas, je cherche à créer des échos (avec décalage, ou amplification) entre les images du texte et l’espace du plateau. Et ce qui anime ça, ce sont les personnages dont les costumes/déguisements/masques, sont aussi changeant et décalés que les décors.

(Objectif secret et sans doute impossible : abolir, par cette discontinuité, la chronologie de la pièce.)

Discontinuité également dans le rapport entre salle et scène. En effet, la délimitation de la « boîte de jeu » change à peu près à chaque acte, celle-ci prend différentes positions, déborde du cadre de scène sur la salle (acte 1,2) ou bien reste très frontale, bien rangée dans le cadre (acte 3). Cela répond à ma volonté d’introduire dans la salle Koltès quelque chose à observer attentivement, sous tout les angles. Je vois cette salle comme une machine à observer, avec 800 à 1200 yeux à placer tout autour de notre objet, en plongée, contre-plongée, face, biais,…

Début de l’acte 1


.

On voit un long couloir de plexi, dont l’extrémité à l’avant scène est remplie de fumée. Une lucarne s’ouvre, la fumée s’échappe, apparaissent Sganarelle et Gusman, discours sur le tabac. Noir. Une échelle est apparue, des objets (ici chaises, dans l’idée : bibliothèque, plante verte, lampe de chevet) Don Juan sort de la trappe par l’échelle.

(Pour la fin de l’acte, l’apparition d’Elvire, je me demande si ça se passe dans le même espace ou dans le suivant, qui est celui des deux prochaines photos)

Acte 2 : Boite de tulle

Les acteurs sont contraints de jouer à l’intérieur de cet espace (leurs entrées sont des apparitions après un noir). Le tulle, percé de portes, met en jeu des rapports de transparence et d’opacité. Ici chacun porte un masque. Air marin un peu lourd, ou air de la cour? basse-cour?

Le tombeau de crustacés : acte 3

L’acte 3, qui est une ballade en forêt se joue uniquement sur le rectangle blanc au sol. Dans les dernières scènes apparait le tombeau du commandeur : un deuxième plateau, placé en miroir au dessus du premier, jusqu’alors plongé dans l’ombre, s’illumine. La statue du commandeur en coquillage, ravie d’être invitée à dîner, fait un tour sur elle-même.

Actes 4 et 5 missing

Les couleurs absentes ici apparaissent dans les costumes (image peau d’âne), notamment celui de Don Juan qui est toujours d’une seule couleur (visage compris), mais cette couleur change tout au long de la pièce. (Ci-dessous un costume du film de Jacques Demy, Peau d’Âne)


Dom Juan ou la mise en scène d’un mythe.

décembre 8, 2010

Dom Juan

ou

la mise en scène d’un mythe

 

 




L’espace scénique se divise en deux

-A cour, les loges des artistes sont posées (deux chaises devant une table portant deux miroir ainsi que le porte vêtement nécessaire aux costumes).

-A jardin, une scène de 5x1x5 (l/h/p) qui sont aussi les dimensions d’un ring de catch.

-Au lointain, a cour, un écran blanc

-Un acteur interprète Dom Juan et Sganarelle

-Deux acteurs interprètent tous les autres rôles

-Un acteur interprète le rôle du mendiant

-Les techniciens font office de suivants et apportent les accessoires

Premiers éléments de réflexion

Dom Juan et Sganarelle, une seule personne

Dramaturgie

-Dom Juan est un personnage politiquement incorrect.  Il se créé sa propre loi, se fixe ses objectifs sans se soucier du monde qui tourne autour de lui. L’objectif à atteindre (posséder l’autre) n’est qu’un prétexte à utiliser son pouvoir de séduction. Le chemin pour y arriver lui importe plus que le résultat. Il y a une forme de jouissance de la mise en oeuvre d’un processus de tromperie.

-Sganarelle, le suivant de Dom Juan est fourbe, joueur, trompeur. Dans la pièce, il outrepasse son rôle de suivant en donnant son avis, et en se permettant même de donner des leçons a son maître. Il jouit de sa position «d’exécuteur» de la volonté de son maître pour pouvoir réaliser ses fantasmes sous couvert.

Ces deux personnages peuvent donc se fondre en un. En effet, Sganarelle n’a pas de consistance physique dans la pièce, il n’entre jamais en contact direct avec les interlocuteurs de Dom Juan. Il est comme un filtre et n’intervient jamais réellement sur les corps.

Je choisis donc de le poser comme un bout de la conscience de Dom Juan.

Mise en espace

Dom Juan est en hauteur. Il ne quitte pas la scène. Les acteurs viennent le chercher sur cette «estrade», ils font l’effort de venir a lui.

Dom Juan et Sganarelle sont une seule personne, mais se distinguent spatialement. Dom Juan lorsqu’il parle en son nom, joue son rôle. Lorsqu’il parle au nom de Sganarelle, un caméraman prend en direct les images de l’acteur qui sont retransmises en direct sur  le grand écran à cour.

Les autres personnages

Dramaturgie

Il sont dans la société ce que l’on attends d’eux. Politiquement correct. Le frère venge le père tué, le créancier réclame son argent, la femme aime jusqu’à accepter de perdre son aimé, le père est autoritaire et intrépide…

Tous représentent donc l’image extérieure que l’on devrait avoir de ces archétypes. L’intérêt selon moi dans la pièce de ces personnages, n’est donc pas le développement d’une personnalité quelconque, mais le jeu qu’il vont produire pour Dom Juan. C’est leur capacité à dessiner par couches successives la personnalité de Dom Juan. C’est la confrontation directe de la morale et de l’ammoral.

Mise en espace

Deux acteurs interprètent donc tous les personnages indifféremment du sexe, de l’âge, de la condition sociale… Les costumes sont là pour donner les précisions.

Avant chaque scène, les comédien se vêtissent à cour, puis rejoignent Dom Juan sur le ring pour que démarre la «lutte». Puis ils repartent se changer.

Le mendiant

Le mendiant est une figure analogue a celle de Dom Juan et c’est précisemment cela qui choque. Malgré sa condition de moins que rien, il reste fidèle à ses croyances, et malgré son besoin, son but d’obtenir de l’argent, il a encore la capacité d’improviser et la sincérité de refuser ce qu’il attend.

Le mendiant est incarné par un acteur qui s’apparente formellement (costume) à la silouhette de Dom Juan.

Les techniciens

Pas de contact entre Dom Juan et les techniciens qui font office de suivants. Pour la scène avec Monsieur Dimanche par exemple, Dom Juan donne des ordres «en l’air», et ils apportent ce qu’il faut en jetant sur la scène les accessoires (fauteuil notamment). La seule personne qui ne quitte pas la scène dans la scène est Dom Juan, prisonnier de lui même, de sa condition de mythe, inébranlable. Il ne rentre en contact qu’avec des personnages, ces personnages qui ont permi de créer le mythe. Dès que ces personnages descendent du ring, ils redeviennent des acteurs sur scène.

Le catch

Le catch est un jeu séduisant auquel je m’intéresse beaucoup. Notamment la «Lucha Libre», catch mexicain.

Le catch est un lieu du spectacle aujourd’hui et marche de manière à mettre en scène le spectacle lui même.

Le but à atteindre est déjà défini. Les vainqueurs sont désignés avant même que le match débute. Le but importe donc peu, mais c’est la manière d’y arriver qui est intéressante. Improvisation, prises, les catcheurs redoublent d’imagination et de ruses.

Le catch parle avant tout de théâtre. Un contrat est signé entre le spectateur et les organisateurs : tout est faux et on le sait, mais on vibre, et on crie, on attend.

Le question du mythe au quotidien est très présente, notamment dans la Lucha libre, où les plus grand catcheurs sont masqués et peu connus dans leur identité réelle du grand public. Et pourtant de nombreuses personnes s’identifient à ces «héros» quotidiens (puisqu’il y a des matchs presque toutes les semaines).

Le catch permet également de scénariser le quotidien, puisque le ring n’est pas le seul lieu d’affrontement : des vidéos sont tournées hors ring entre les protagonistes, qui se provoquent dans la rue ou même dans les bureaux de l’organisation de la WWE (World Wrestling Entertainment).

Le match se poursuit donc après que le show soit achevé. Cette question se pose pour Dom Juan : Où s’arrête le mythe, où s’arrête le spectacle?

Cf Guy Debord : la société du spectacle.



Don Juan sur la brèche

décembre 5, 2010

Mes premières recherches s’orientaient vers 3 aspects :

– Les notions de collection, d’accumulation réalisées par Don Juan semblent traduire son désir d’acquérir un certain pouvoir, son éternelle insatisfaction mais peut-être aussi sa peur de sombrer dans l’oubli.

Référence à l’oeuvre de Roman Opalka

et à une photographie de Denise Bellon :

– Dans le même ordre, les conquêtes en nombre de Don Juan m’apparaissent comme des femmes sans visages, sans identités. En effet, peu importe leurs personnalités, elles finissent toujours délaissées par Dom Juan.

Rf à Aziz au Cucher

ainsi qu’à Lawick et Muller :

– Enfin, le rapport ambigu entre Don Juan et la religion. D’un côté se trouve une société baignée dans la foi et la morale, qui tente à tous prix de lui faire adopter ses mœurs sans questionner leurs légitimités. Et de l’autre, Dom Juan, qui oscille entre choquer son monde par son athéisme ainsi que par son libertinage affirmé et lui faire croire qu’il s’est repenti en  feignant d’être revenu dans le droit chemin de la religion.

Rf – Salvation de Duane Michals :

Enfin, l’œuvre de l’artiste Fontana a particulièrement retenu mon attention. Voilà, pour moi, la représentation même de Don Juan. Il est la brèche créant le bouleversement dans un tout uniforme. Cette brèche est à la fois : la mise en péril de la matière environnante mais qui ne suffit pourtant pas à faire effondrer le tout car cet acte volontaire reste isolé. Mais, cette brèche si elle ne finit pas par modifier la totalité, reste pourtant une empreinte, trace forte dans le temps et l’espace.

Don Juan est cet électron libre qui modifie ce qui l’entoure en ne rentrant pourtant jamais en contact avec les autres « atomes ». Malgré un semblant de progression dans cette fuite en avant, cet électron libre tourne en rond (la pièce commence dans son palais et termine dans son appartement). Se pose alors la question de la stérilité de ses actes de « rébellion », marqués par la perpétuelle répétition. Ainsi, cette idée se traduit ici par l’utilisation d’un même dispositif transformé à chaque scène.

ACTE I

Dom Juan est un créateur, il sculpte son monde suivant ces envies et ne semble jamais se plier aux règles. Il attire tous les regards. Ainsi, son palais est signifié par une dizaine d’arches qui s’éclairent l’une après l’autre sur son passage. Il se crée ainsi une percée dans l’obscurité. Ces arches bien que de grandes dimensions, ne le protègent de rien et surtout pas d’un avenir funeste. Elles évoquent également les arcades des églises. Don Juan se les approprie pour leurrer son monde.

Ces arches se resserrent à l’arrivée de Done Elvire, créant ainsi une alcôve autour d’elle, la plaçant ainsi en figure sainte qui tente d’alarmer Dom Juan sur ces déviances et contre le courroux possible du ciel. Mais Don Juan, avoue ouvertement s’en moquer.

ACTE II

Cet acte se déroule en milieu marin, c’est celui de la mouvance, du flot incessant des sentiments et du déchaînements des passions.

La brèche est présente cette fois-ci entre Don Juan, placé en hauteur et Charlotte qui serait bien tenté de sortir de son milieu paysan pour s’élever dans l’échelle sociale. Don Juan piétine la religion (symbolisée par les arches du 1er acte) en bafouant le saint sacrement du mariage qu’il promet une fois de plus, cette fois-ci à Charlotte.

ACTE III

A travers cette forêt d’arbres-femmes, ce sont toutes les conquêtes de Don Juan qui lui font office de décor. Elles tentent, en occupant physiquement son environnement de se remémorer à son esprit, comme pour lui signifier une fois de plus sa mort prochaine. Elles apparaissent alors comme des proies engluées dans leurs voiles noirs les reliant au ciel. Elles sont les mariées, veuves de l’amour de Don Juan. Le commandeur apparaissant à cour en fond de scène, fait partie intégrante de ce cimetière imaginaire, lui n’a pas perdu la considération de Dom Juan mais la vie. Don Juan niant ce présage, fera s’écarter les « femmes » sur son passage pour n’apercevoir que le côté légèrement saugrenu d’une visite au tombeau du commandeur.

ACTE IV

L’appartement de Don Juan se situe sur le proscénium. Voilà le seul lieu où il se trouve à l’abri, loin des présages et de la prégnance religieuse (la table, étirée volontairement, le plonge dans un rapport horizontal au monde et non plus à une verticalité liée au divin). Cet espace ouvert est dominé par l’idée de liberté (point de carcan), et de grands espaces (grandeur de l’esprit de Don Juan). Enfin Don Juan, placé en avant du cadre de scène, se rapproche du public et ainsi du présent avant de mourir.

ACTE V

Au dernier acte, le rideau se soulève et Don Juan remonte sur scène pour aller de plein gré à la mort. Elle se matérialise par un « trou noir » en fond de scène, placé au milieu des « témoins » venus assister à la fin de Don Juan, fin qu’ils attendent depuis si longtemps, punition méritée du ciel. Pourtant par cette mort, Don Juan s’élève symboliquement (montée des escaliers). Cette mort plongée dans la lumière chaude (aussi dorée que le feu qui le consume dans le texte originel) est à la fois la preuve de sa cause vaine à vouloir changer le monde et le moyen de le faire entrer dans l’Histoire. Don Juan, par cette mort volontaire, sort de l’oubli et marque le temps. Il disparaît ainsi au même endroit où il est apparu au début de la pièce.

 


Don Juan et la Langue Persan!

décembre 3, 2010

la langue Persan:

La langue officielle de l’Iran est le persan ou farsi. Elle est parlée par 75 % de la population. Le persan appartient au groupe indo-iranien de la famille des langues indo-européennes. Bien qu’utilisant une forme de l’alphabet arabe, le persan n’a aucune parenté avec la langue arabe, dont la grammaire et les sonorités sont complètement différentes.

Contrastes avec le français :

La lecture et l’écriture du persan présentent d’importants contrastes avec celles du français. Le français s’écrit de gauche à droite dans l’alphabet latin, et le persan principalement de droite à gauche dans un alphabet proche de l’arabe. De là découlent des différences concernant, non seulement le sens de l’écriture, mais aussi la variété des formes pour chaque lettre, le choix des formes et les principes de liaison graphique.

En français, dans chaque style d’écriture (ou chaque fonte), chaque lettre a deux formes (ou deux caractères) : une majuscule et une minuscule. Le choix d’une forme dépend typiquement de la position de la lettre ou de la nature grammaticale du mot ; ainsi on utilise une majuscule pour la première lettre d’une phrase ou d’un nom propre. Dans un mot, selon le style d’écriture, les lettres sont toutes attachées, toutes légèrement séparées, ou pour certaines attachées et pour d’autres non.

En persan, dans le style d’écriture basique, le nombre de formes pour chaque lettre varie de un à quatre. Le choix d’une forme dépend de la nécessité ou l’interdiction d’une liaison graphique avec les lettres suivantes ou précédentes. Dans un mot, certaines lettres doivent, et d’autres ne peuvent s’attacher à certaines autres.

D’autres différences concernent les signes qui s’inscrivent au-dessus ou en dessous des lettres. En français, les points jouent un rôle marginal dans l’identification des lettres (le i et le j se reconnaissent facilement sans point ni tréma) ; et les accents accompagnent seulement des voyelles pour en modifier parfois la prononciation. En persan, les points jouent un rôle essentiel dans l’identification des lettres (parce que des lettres distinctes ont souvent la même forme à quelques points ou leur emplacement près) ; et des signes ressemblant à des accents, et résumant à eux seuls des voyelles, peuvent accompagner les consonnes.

en connaissance de ces informations ,j’ai essayé créer une  ambiance symbolique avec d’utilisation  des lettres persan sur le costume et les visages comme le maquillage.en effet,il y a que des noire et blanc même dans le décore!

mes questions:

comment  je peux présenter les lettres ou les points persan aux spectateurs occidentaux?

est-ce que le mélange du lettre persan et du symbole  iranien ce sera bien?

est-ce que le symbole fait parti d’une culture  religieuse exacte ?

pour le décore j’ai choisi trois volumes qu’ils changent,des fois ils devient des colonnes pour le plais de Don Juan et après ils devient des arbres pour présenter la foret et après ils montent et ils devient des lustres en utilisent des lumières et des ombres .

 

 

 

 


Don Juan ou une affaire d’anecdotes

décembre 3, 2010

Au fond, Don Juan n’est-il pas un personnage plutôt anecdotique?

N’est-ce pas son entourage, qui par ses moeurs, en fait un personnage monstreux, mythique?

Don Juan incarne un comportement en série. On peut faire de ses « aventures » un feuilleton:

– DJ et Done Elvire

– DJ et son père

– DJ organise un banquet

– DJ se déguise

– Quand M.Dianche rencontre DJ

– DJ se noie

– DJ et le Commandeur

DJ en prison, la fille de DJ, la maîtresse de DJ, DJ au théâtre,etc.

On est dans un étiquetage de faits divers. La pièce est une collection de saynètes anecdotiques.  Je travaille donc en collage. Chaque Don Juan est un acteur différent. Peut-être aussi pour chaque personnage qui apparait plusieurs fois (sauf Sganarelle et le commandeur):Charlotte, Elvire,etc.,pour accentuer l’anonymat de ces évènements.

J’ai répartie les scènes dans trois « espaces-temps »:

-instant présent (chez DJ avec Sga.): espace carrelé, très étendu, avec un canapé et une télévision.

-saynètes (ordre du récit): petits praticables (ultra-réalistes?), objets en volume, collage. Ce sont des mondes de l’image et de la représentation.

– le ponton: proscenium: espace de partage direct entre Sganarelle et les spectateurs. (cf. le serviteur de scène)

Sganarelle incarne la passerelle entre ces 3 éléments. Il observe, intervient quand on l’interpelle, mais est majoritairement dans une autre dimension, extérieur aux évènements.

 

 

 

Découpage de DJ de Molière

I- 1: « Il n’est rien d’égal au tabac. »

pub tabac- proscenium→préface.

2: « Il n’est rien de tel en ce monde que de se contenter. »

DJ et Sga.→morale

3: Sga dans son canapé

EPISODE 1: lancement de la première saynète: DJ et Elvire.

II-1. Sga allume la radio

INTERLUDE RADIOPHONIQUE: Charlotte n1 et PIerrot.

2.Arrivée de DJ n2 chez lui (espace carrelé), trempé, quasiment les fruits de mer encore accrochés à lui. Il monte sur l’estrade… et EPISODE 2: Charlotte n2 et DJ n2.

Sga commente comme seul devant un match de foot :

« Il n’a garde. »

 » Non, non, ne craignez point: il se mariera avec vous tant que vous voudrez. »

DJ n3 entre sur une autre saynète. Fondu au noir enchaîné entre les 2 saynètes de plateau.

3. EPISODE 3: Autre estrade, autre DJ, autre Charlotte?, autre PIerrot?.

p. 73: cadrage sur Pierrot et Charlotte. Peut-être un système de vidéoprojection relatif à la télévision devant le canapé chez DJ sur lequel est vautré Sga. Il y aurait donc un triptyque d’écrans: Charlotte/DJ/Pierrot, relatif au jeu de mise en scène et de déplacements de ce passage.

4. EPISODE 4: « Mettez-vous d’accord, Monsieur. »

DJ n4, autre Charlotte? , Mathurine.

toujours un jeu de points de vues peut-être traité en triptyque par des gros plans etc.

saynète super réaliste.

p.84, Sga dit:  » Ah! Tenez, le voilà, demandez… »Un ancien DJ interpellé arrive sur l’avancée, et s’adresse au public sur le ponton. Confessionnal.

5. Retour au DJ n3. Retour à la saynète précédente. La Ramée débarque.

Sga se déguise à vue, dans l’espace carrelé.

III. 1. Scène digressive.

Sga et DJ n5 déguisés. Soit: dans l’espace carrelé, soit je le traite aussi en anecdote sur une saynète.→passage humaniste?

p.96: passage à une nouvelle saynète. Il y a deux plans. En fait, l’EPISODE 5 commence à la fin de cette scène lorsqu’un autre DJ n6 entre en scène sur une saynète en disant:  » je crois que nous nous sommes égarés. Appelle un peu cet homme que je vois là-bas, pour lui demander le chemin. » Il y a une interaction, une mise en relief entre l’espace de Sga et DJ, et la nouvelle saynète qui arrive.

2. Interaction entre deux mondes? Le Pauvre sur le carrelage, comme s’il interrompait la saynète?: distanciation?

3. Autre saynète, DJ n7. Cet EPISODE 6 commence à  » Mais que vois-je là, …? »

Interaction encore entre deux saynètes.

4. EPISODE 7. »Oui, je suis DJ moi-même , et l’avantage… »→tous les DJ parlent?

autre lieu, autre saynète. mon frère: banlieue?

5. Sga à la face, DJ sur l’avancée-ponton.

« Mais quel est ce bel édifice…? »→saynète à travers la fenêtre? On part dans la narration.

p. 112: rencontre avec le Commandeur: INTERACTION. Le tombeau s’ouvre. On n’est de nouveau dans une saynète mais elle se passe au « présent » dans l’espace carrelé. LE REPAS EST-IL REEL?

A PARTIR DE LÀ, DJ EST LA MÊME PUISQUE C’EST LUI QUI MONTE SUR LES SAYNETES ET IL Y A UNE VÉRITABLE CONFUSION ENTRE LES ANECDOTES, ET LA (FAUSSE) RÉALITÉ.

IV-1. Le souper→la table. Le repas est rance: contraste avec le carrelage. Le volume, l’accessoire, et l’esthétique des saynètes interviennent et mordent l’espace froid de DJ.

2. De nouveau une saynète avec M.Dimanche. EPISODE 8.

….

ETC.. LE COMMANDEUR ARRIVE POUR SOUPER…Je n’ai pas encore trouvé de fin.


décembre 1, 2010

28/11/10

Constatation d’une grosse présence du Hors champ.

Tout se resserre autour de DJ , tout fonce dans sa direction pour l’arrêter mais seule une statue en sera capable.L’arc de cercle renvoie à l’infini, le grand nombre de ses conquetes , l’infinité de fois ou il aurait pu échapper à la mort.

Matrix

1ere idée faire asseoir les spectateurs sur des ramettes pour les placer dans la même position que les personnages qui gravitent autour de Dj

Des praticables termine la scène ronde à la place des 3 premières rangées de sièges

Cet espace est conçu comme un bureau pour dj, il n’en sort quasiment jamais, il essaye de se concentrer mais il est sans cesse perturbé par des êtres finis avec lesquels il s’amuse puis renvoie dans un espace fini qui est le carré de la scène.

Aucun des personnages, à part Sganarelle et éventuellement le mendiant ne pénétrera franchement cet espace, ils seront condamnés à se limiter aux encadrement de portes ou à escalader les facades.

Acte I: Elvire telle une amazone escalade le palais pour retrouver Dj celui –ci se retrouve dans une arène.

Dans l’acte II on entend le bruit de la mer constamment ,on aperçoit le bar dans lequel Pierrot s’en va boire "une chopaine".

La fôret avec le mendiant et les frères, allers retours dans ces deux espaces transversaux

Perception continue de cette agitation perpétuelle autour de DJ sans pour autant avoir une visibilité globale de ce qui se passe derrière. De grandes toiles de projection sont placées derrière chaque entrée et restituent les différents lieux de l’action. Le manque de visibilité nous place dans une position de voyeur et créer de la frustration.

Scène du père et de Mr Dimanche

«Certains groupes humains se sont contentés d’habitats sommaires, dans lequel ils abritaient une poignée de nombre qui suffisaient à leur besoin : un, deux, trois, plusieurs. D’autres pour accueillir la multitude numérique ont bâti des monuments considérables, les numérations. »

Dj est une sorte d’homme préhistorique qui tente de passer du nombre de bison au nombre tout court, il repousse ses limites et tente de rationnaliser son existence afin d’aller plus loin, il recherche le point de non équilibre. Je me suis beaucoup inspiré du Dom juan de Max Frisch.

Palais de Dj est un amas de feuilles inconsidérable , une sorte de palais de papier, qui à certains moments symbolise la forêt.Le palais est fermé car quelques ramettes de papier sont posées sur le devant de l’espace scénique de sorte à former un cercle réel pour l’espace de Dj, les spectateurs sont aussi exclu de cette espace et mis au même rang que les autres personnages qui ne cessent de déranger DJ, car en revenant voir le Mythe le public s’acharne sur l’histoire.

Ensevelissement de DJ

Ce palais à la fin s’effondre, l’équilibre est rompu et la masse de feuilles s’écroulent sur Dj celui-ci se retrouve enseveli par ces ramettes de papier. Le commandeur (pas encore bien défini- parti pour être une sorte de scaphandrier?) condamne l’être singulier à se retrouver écrasé par son mythe.

Ces feuilles sont des jets de la pièce que l’acteur Sganarelle ne manque pas de nous lire à la fin pour énoncer ses dernière répliques  « mes gages, mes gages ». Mise en abyme de l’histoire , sensation de larsen, plongée vers l’infini.


Errance

décembre 1, 2010

Dom Juan serait pour moi la figure de l’instabilité, de l’errance aveuglée et convaincue jusqu’à la mort,  suggérant un renouveau. Une quête désespérée en proie à une liberté absolue. « Ce n’est pas par la satisfaction du désir que s’obtient la liberté, mais par la destruction du désir. » Epictète. Dom Juan brise, déconstruit, détruit son univers, afin de le comprendre, de l’interroger, le surpasser? Il s’en joue, le défie, le modèle et s’en empare. Je suis partie de l’idée d’un cheminement dans son intérieur, espace à la fois solide et fragile, qui petit à petit se décompose et laisse place à un vide chaotique qu’il ne parvient plus à maitriser. L’élément du sable me semblait intéressant pour évoquer cela mais aussi pour parler de multitude, d’abondance, de toutes ces femmes (valeurs,certitudes, origines..) qui lui ont glissé entre les doigts, dont il se sépare et qui pourtant font parties intégrante de son environnement… L’idée d’un château de sable: château fort, robuste en apparence cependant fragile et tourmenté à l’intérieur, qui au moindre refus,coup de vent se brise. Un espace ephémère, mouvant.. Pour finir je l’imagine aspiré par la matière. Comme si tout son univers disparaissait avec lui..Une image qui évoque le sablier, la chute éternelle du temps…


jeuxxxxxx

novembre 30, 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dom Juan est pour moi essentiellement un joueur, un conquérant solitaire. Il désir, défie, se moque, ridiculise, toujours vainqueur. Il est jeu. Dessous: rien, l’absence. Il se lasse. Absence d’amour donc absence de peur donc absence d’humanité. Peut être même de vie ce qui expliquerait son manque de peur face à la mort. Tué par son miroir: le commandeur. Il est prêt à mourir, pour rien, ne revendique rien, pas même la liberté puisqu’il se fiche de celle des autres.
Je vois son palais comme image extérieure de lui même: aérien, solide, impersonnel mais mobile. Vivre en tente: Illusion de non conformisme? Illusion seulement. Habitat déplaçable pour chaque conquête. Moustiquaire qui éloigne les parasites. Le sol est un jeu d’échec ou il déploie ses stratégies. Au début de l’acte 1 scène 1, Sganaralle est à l’avant scène en dehors de la tente. Don Juan est à l’intérieur, dissimulé par le tulle rendu opaque par l’orientation ou l’épaisseur de la lumière (fumée dessous le tissus?).
Chez les paysans: son image contraire: Terrestre, maritime, souple, coloré. Jeu cassé momentanément en deux. Dom Juan est vainqueur là encore puisqu’il n’a pas de règles.
La forêt: Image intérieure de Dom Juan: des ombres. Espace souterrain, profond, vide.
Je n’ai pas vraiment d’idée pour le tombeau du commandeur puisque je ne sais pas encore comme va finir Dom Juan. Selon moi les deux personnages sont très liés, dépendent l’un de l’autre…


Espace Hiérarchique

novembre 30, 2010

 

 

Mon travail est surtout centré sur la hiérarchisation des personnages dans l’espace de la scène. Je pense condamner le premier rang pour laisser plus d’espace au personnage de Sganarelle. Dans mon idée, il est le seul personnage de la pièce à être proche du public, proche de la réalité et le moins stéréotypé (l’espace de la réalité). A l’inverse je vois le commandeur comme une allégorie de la justice, c’est pour ça que c’est celui qui est le plus au lointain (l’espace de l’allégorie). Pour moi Don Juan est une figure mythique et c’est pour cela que ça zone de jeu se trouve au fond du plateau (l’espace du mythe). Et entre l’espace de Sganarelle et celui de Don Juan se situent tous les autres personnages de la pièce, les personnages stéréotypés (l’espace du stéréotype).

Mon intérêt s’est aussi porté sur le jeu des personnages. Les manières de Sganarelle m’ont été soufflées par les gravures faites de Sganarelle à l’époque de Molière.

 

Dessins de recherches (Acte I – scènes 1 et 2)

 

Recherches pour la forêt :

 

Recherches avec la maquette :

 


Vers un Dom Juan baroque

novembre 30, 2010

Recherche iconographique:

  • Fille d’Orazio Gentileschi, Artemisia Gentileschi impressionne par la force dramatique  de ces corps sous tension qui se détachent avec puissance d’un  fond noir tout droit hérité de la stylistique du Caravage dont elle aura été l’élève. Cette évocation de l’espace, à peine esquissée, nous met face à une immensité dont les limites sont laissées à l’appréciation de l’imaginaire.


 

Judith et sa servante avec la tête d'Holopherne, Artemisia Gentileschi


  • Les concepts corporels et sensoriels si cher à Ernesto Neto peuvent , selon une certaine approche, se raccrochés à Don Juan.Un personnage que j’imaginais sanguin, mu éternellement par ses passions et toujours en quête de la jouissance absolue.

 

Léviathan thot

 

 

The Creature

Esquisses:

Esquisse Acte I

Esquisse Acte II

Esquisse Acte III

 

Mort de Don Juan

Mon projet scénographique s’articule à ce stade autour des problématiques de l’illusion très ancrées dans la pensée de la période baroque. J’aimerais créer un univers organique en perpétuel mutation, ayant pour pivot une toile de fond vivante sans cesse agitée de palpitations, de vagues, de soubresauts, de déferlantes rythmant l’action, les changements de décors et agitations en tout genres. Un hommage à la peinture, une ode à l’impétuosité du baroque.

Premières ébauches:

Acte 1

Acte II

Acte III

 


Taps / Nov 2010

novembre 25, 2010

Le pôle Espaces Scéniques de l’option Design-Scénographie / ESAD est en partenariat avec le TAPS gare, dans le cadre d’Actuelles. Juliette Autin, Floriane Jan et Adrien Maufay concoivent les dispositifs scénographiques d’Actuelles/nov 2010.
Voir :

http://www.taps.strasbourg.eu/fr/programmation/festival-actuelles/programmation-actuelles.htm


Archives

novembre 25, 2010

Dans ce dossier, les archives des projets de l’année 2009-2010.


Don Juan

novembre 25, 2010

Il s’agit d’un projet d’atelier destiné aux étudiants des années 2 & 3 du pôle Espaces Scéniques / Option Design et Scénographie de l’ESAD. L’enjeu est double : Méthodologique d’abord, soit passer par les principales étapes d’élaboration d’un projet, de la lecture du texte à la maquette ; Dramaturgique ensuite, ou comment à partir d’un « monstre », à propos duquel de multiples clichés, imageries circulent, l’on parvient à se construire sa propre musique dramaturgique, son point de vue, sa lecture.

PROJET MENÉ PAR JC LANQUETIN


Biomécanique un film :

novembre 23, 2010

Voir aussi à cette adresse, il y a d’autres films sur Meyerhold et la bio mécanique.


shadow mechanics

novembre 21, 2010

 

 

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=zZaDZijIo5I&feature=player_embedded#!


Corral de Comedia

juillet 27, 2010

Le corral de comedia est la forme de theatre qui existait en Espagne avant l’implantation massive du theatre a l’italienne. Il s’agit d’une estrade construite a l’interieur d’une cour de maison qui était louée ou prêtée pour cet usage. Il ne reste que deux Corral de Comedia conservés en l’état: celui d’Alcala et celui d’Almagro. Ce dernier accueille encore des spectacles dans le cadre du festival international de theatre d’Almagro.

La cour est recouverte de toiles pour protéger du soleil. Les spectacles avaient lieu de jour, dans la lumière diffuse et orangée filtrée par le velum. Souvent c’est le fond de scène lui-même qui sert de décor, les acteurs utilisant les portes, les fenêtres existantes. Les éléments scénographiques ajoutés sont très basiques, le plus souvent des découpes. A cette époque en Espagne on trouve déjà des actrices, contrairement à l’Angleterre ou en France où tous les rôles sont joués par des hommes. Les femmes se changent donc dans la pièce qui se trouve en fond de scène et les hommes se changent sous la scène. A cet endroit est également disposé nombre de tôles, bâtons, et objets servant au bruitage de la pièce. Les panneaux de bois qui ferment le devant de la scène sont perforés afin de laisser passer le son. Depuis, les maisons s’étant divisées en appartements, ceux qui ont la chance d’avoir une fenêtre donnant sur le Corral peuvent profiter gratuitement des spectacles qui s’y déroulent pendant le mois de juillet.