Début, fin, milieu : on s’en fout, le tout c’est d’y croire / Romain Hemeray

mars 24, 2010

Voici quelques bribes d’un bouquin… que j’aurai bien aimé avoir écrit…

* J’ai sélectionné, coupé, transposé, changé le sens à mon envie – pour que cela corresponde plus à ce que je croyais, mais les idées de départ sont toutes là…

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Cet essai est dédié à l’homme ordinaire. Héros commun. Personnage disséminé. Marcheur innombrable. En invoquant – au seuil de mes récits – l’absent qui leur donne commencement et nécessité, je m’interroge sur le désir dont il figure l’impossible objet.

Ce héros anonyme vient de très loin. C’est le murmure des sociétés.
Les projecteurs ont abandonnés les acteurs possesseurs de noms propres et de blason sociaux pour se tourner vers le choeur des figurants massé sur les cotés, puis se fixer enfin sur la foule du public. L’anonyme et le quotidien où des zooms découpent des détails métonymiques – parties prises pour le tout. Lentement les représentants hier symbolisateurs de familles, de groupes et d’ordres s’effacent de la scène. Le nombre advient, celui de la démocratie, de la grande ville, des administrations…

L’homme ordinaire apparait avec les insignes d’un malheur général qu’il tourne en dérision. Étroite nef humaine des fous et des mortels, inversion de l’arche de Noé, puisqu’il mène à l’égarement et à la perte. Il y est coincé dans le sort commun.  Appelé Chacun – un nom qui trahit l’absence de nom – cet anti-héros est donc aussi Personne. (tout comme l’Everyman anglais devient Nobody et le Jedermand allemand Niemand…)

La mort efface toutes les différences.

L’égarement de l’écriture hors de son lieu propre est tracé par cet homme ordinaire, métaphore et dérive du doute qui le hante, fantôme de sa « vanité », figure énigmatique du rapport qu’il entretient avec tout le monde, avec la perte de son exemption et avec sa mort.

Pourtant, sur ce théatre humaniste, il rit encore. Ce en quoi il est sage et fou, lucide et dérisoire, dans le destin qui s’impose à tous et réduit à rien l’exemption à laquelle chacun prétend.

Croquis

– les acteurs se fondent parmis les spectateurs
– les spectateurs se déplacent à leur gré
– les acteurs et les spectateurs ne font qu’un
– des éléments sont ajoutés au réel pour créer/renforcer son coté irréel

thèmes :
– où commence le réel ? l’imaginaire ?
– l’individu/les réactions communes
– nous/moi ?  – acteur/spectateur
– Rôle de l’individu sur le « spectacle »

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En invoquant – au seuil de mes récits – l’absent qui leur donne commencement et nécessité…


L’anonyme et le quotidien où des zooms découpent des détails métonymiques – parties prises pour le tout…


Étroite nef humaine des fous et des mortels, inversion de l’arche de Noé, puisqu’elle mène à l’égarement et à la perte. Il y est coincé dans le sort commun


 

no comment…

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